Migrants - Réfugiés

Changer notre regard sur les migrants par Mgr Denis Jachiet
Une vidéo de la Conférence des Evêques de France - 3min20

"J'étais un étranger et tu m'as accueilli"
Une vidéo de Retraite dans la ville - 3min34


Des migrants chez nous : Formation avec le Cerc

Les ateliers de la foi vous proposent pour l'année 2018/2019 de travailler sur le thème : "Des Migrants chez nous"

Notre première expérience de l'hospitalité est sans doute moins simple qu'on ne l'avoue... (avant de l'avoir expérimentée). La présence des migrants et de réfugiés bouscule nos usages, nos représentations... ici aujourd'hui, les dimensions socio-politiques s'imposent. Dans ce temps de dérangement, nos attitudes peuvent contribuer à la fraternité ou la désagréger. A la suite du Christ, nous sommes invités à parcourir les étapes de la fraternité...

6 thématiques seront abordées :

  • Accueillir, être accueilli
  • Migrant aujourd'hui... et demain ?
  • L'opinion divisée
  • Les gouvernants : réglementer, protéger, refouler...
  • Migrants, associations : exigence de dignité
  • La fraternité : un avenir pour tous ?

19 / 01 / 2017

La parabole du Bon Samaritain revisitée par le pape François

Que répondrait Jésus à un chrétien lui demandant aujourd'hui : " Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? "

Et voici qu'un catholique se leva et mit Jésus à l'épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». Jésus lui dit : « Qu'est-il écrit dans les Évangiles ? Et comment lis-tu ? ». Il répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même ». « Tu as répondu correctement, lui dit Jésus. Fais ainsi et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésu : « Et qui est mon prochain ? ».

Jésus reprit la parole et dit :


La parabole du Bon Samaritain revisitée par le pape FrançoisUn peuple vivait dans la paix et la tranquillité. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups, violèrent ses femmes et s'en allèrent en le laissant dans les mers et sur les plages, aux frontières et dans les camps de réfugiés, à moitié mort. Ses frères le virent sans broncher, n'essayant même pas de le sauver mais passant à distance, indifférents.

Cependant, un homme, un étranger vêtu de blanc, vit au loin la misère de ce peuple et fut saisi de compassion. Il accouru vers les camps de réfugiés, pansant les plaies et versant le vin de la joie et de l'espérance ainsi que l'huile de la tendresse et de la charité.
Le lendemain, il ramena avec lui certains d'entre eux à bord de son propre avion jusqu'à Rome. Les confiant à la communauté de Sant'Egidio, il dit à cette dernière : « Prends bien soin d'eux avant de les répartir dans les paroisses de Rome ».

Lequel donc, cher chrétien, te semble avoir été le prochain de ce peuple qui était tombé entre les mains des brigands ?
Le chrétien répondit : « C'est l'homme en blanc qui a fait preuve de pitié envers lui ».


Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même et tu auras en héritage la vie éternelle ».

Source : Aleteia, le 21 avril
reflexion du père Tony El Khoury


Migrants : trouver une réponse commune - Les évêques de France donnent des pistes d'actions pour nous en France

A la suite du pape François, les évêques de France appellent à « accueillir, protéger, promouvoir, intégrer » les migrants et donnent des pistes d'actions pour nous en France

Pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (JMMR) 2018, Monseigneur Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France ; Monseigneur Georges Colomb, Évêque de La Rochelle et Saintes, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants et Monseigneur Denis Jachiet, Évêque auxiliaire de Paris, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants ont publié une tribune intitulée : « Migrants : trouver une réponse commune ».


Au cours de la dernière année, le Pape François, qui a fait de la question migratoire un marqueur fort de son pontificat, s’est exprimé à de nombreuses reprises à ce sujet en développant une approche nouvelle articulée autour des verbes : « accueillir, protéger, promouvoir, intégrer ».

A la veille de la journée mondiale du migrant et du réfugié, nous, évêques de France, souhaitons indiquer les actions qui, dans le contexte français et pour chacun des quatre verbes, nous paraissent être prioritaires. Parmi elles, certaines pourront nourrir un plaidoyer préalable aux négociations des pactes mondiaux de 2018.


Migrants : trouver une réponse commune

Accueillir

« Qu’as-tu fait de ton frère ? »

Les milliers de morts, parmi les déplacés contraints d’entreprendre des voyages périlleux pour atteindre l’Europe afin d’y demander la protection à laquelle ils aspirent, est un scandale auquel personne ne peut se résigner. Les personnes contraintes de fuir leur pays ont le droit de requérir une protection sans qu’il leur faille pour cela ajouter aux risques initiaux ceux d’un parcours incertain. Le leur permettre est pour notre société un impératif, tant légal que civilisationnel.

A la suite du Pape François, nous pensons que les voies d’accès légales permettant aux personnes menacées de se rendre en France pour y demander l’asile doivent être élargies. Nous demandons ainsi à l’État de développer ces voies d’accès en France – notamment via l’octroi plus important de visas humanitaires et l’élargissement des programmes de réinstallation -, et de les promouvoir au niveau européen et international, notamment lors des négociations des pactes mondiaux de 2018.

A sa mesure, et avec d’autres, l’Église s’engage déjà sur ce chemin. En mars dernier, la conférence des évêques de France, en partenariat avec le Secours catholique, la Fédération protestante de France, la Fédération d’Entraide Protestante et la communauté de Sant’Egidio, signait avec L’État un protocole portant sur la mise en place de « couloirs humanitaires », permettant à 500 personnes parmi les plus vulnérables actuellement réfugiées au Liban, de venir en France pour y demander l’asile. S’il demeure modeste, ce programme n’en est pas moins précieux, notamment par son caractère modélisant.

Nous entendons la crainte sécuritaire que beaucoup expriment devant la situation migratoire actuelle ; nous en sommes convaincus, cette situation se révèle d’autant plus anxiogène que l’arrivée des personnes semble parfois trop peu organisée. Dans ce contexte, la mise en place de voies d’accès légales et sûres apparaît d’autant plus souhaitable qu’elle permet précisément d’organiser l’accueil et, ce faisant, de concilier la sécurité de nos concitoyens et celle de personnes en quête de protection.

Ne nous leurrons pas cependant : le développement de voies légales ne tarira pas l’arrivée spontanée d’exilés vers la France et plus largement vers l’Europe ! Les chemins qu’ils prennent et prendront seront encore dangereux et éprouvants, et leur besoin d’accueil et de protection nous obligeront, demain comme aujourd’hui. Dans ce contexte, l’existence de voies d’accès légales et sûres ne doit en aucun cas être utilisée comme prétexte pour renvoyer ces exilés vers les pays de transit qu’ils ont traversés. A cet égard les projets européens visant à donner corps à la notion de pays tiers sûrs nous préoccupent.

Il n’y a pas d’accueil véritable sans accompagnement du chemin d’intégration. A la suite du Pape François, nous pensons ainsi que les dispositifs publics d’accueil des réfugiés peuvent être complétés par le développement de programmes de parrainage par des collectifs citoyens. Par leur caractère diffus, de tels programmes offrent aux nouveaux arrivants la possibilité d’une réelle intégration sociale, laquelle fait souvent défaut dans les dispositifs d’accueil où les arrivants sont regroupés entre eux.

Outre le bénéfice pour les personnes accueillies elles-mêmes, ces programmes, partout où ils sont mis en œuvre, génèrent du dynamisme et se révèlent créateurs de liens. Les chrétiens engagés au sein de collectifs d’accueil, avec leur paroisse, dans le cadre du projet des couloirs humanitaires, avec le service jésuite des réfugiés ou encore avec l’Ordre de Malte par exemple, en témoignent : des acteurs aux sensibilités éloignées collaborent, des territoires se dynamisent, des cœurs se convertissent, etc.

Nous saluons l’engagement de tous les citoyens, chrétiens ou non, qui s’investissent au sein de tels collectifs. Tout en rappelant à L’État ses obligations en matière d’accueil, nous demandons aux chrétiens d’accroître leur engagement en ce sens et, au-delà du soutien administratif, de l’enseignement du français ou encore de l’insertion professionnelle, nous les invitons à se positionner plus spécifiquement sur le créneau de la convivialité afin de donner corps à la valeur de la fraternité.


Protéger

L’élaboration et la mise en œuvre d’un nouveau cadre législatif ne doivent en aucun cas conduire à aggraver le cas de nombreux migrants déjà présents sur notre territoire et se trouvant pour certains en situation de très grande vulnérabilité. Conformément à l’enseignement de l’Église, nous rappelons avec force que chaque personne, quel que soit son statut légal et le sort réservé in fine à sa présence dans notre pays, doit être traitée d’une manière qui, en toutes circonstances, respecte sa dignité.

Parmi les personnes les plus vulnérables, nous tenons à exprimer ici une préoccupation particulière pour la situation des jeunes migrants, et plus spécifiquement pour celle des mineurs non accompagnés dont le nombre, dans notre pays, ne cesse de croître. De diocèses toujours plus nombreux nous parviennent des cris d’alarme quant à la situation de ces jeunes, laissés le plus souvent sans protection, et, pour certains, renvoyés à la frontière, au mépris de leurs droits les plus élémentaires.

La situation dans les territoires frontaliers apparait ainsi particulièrement préoccupante. Dans le Briançonnais mais aussi dans la vallée de la Roya dans les Alpes maritimes, le nombre de mineurs tentant d’entrer en France – parfois au prix de grands périls lorsqu’il leur faut traverser la montagne par leurs propres moyens – augmente de façon significative depuis maintenant deux ans. Parmi eux, trop sont interceptés et renvoyés en Italie, sans qu’il leur soit possible de faire respecter leurs droits.

De nombreux citoyens, parmi lesquels des chrétiens, s’engagent individuellement ou collectivement pour aider ces jeunes à obtenir la protection à laquelle ils aspirent et à laquelle ils ont droit. Nous saluons cette mobilisation et l’encourageons. Comme toutes celles qui se mettent spontanément en place lorsque les plus fragiles sont menacés, celle-ci manifeste que nos concitoyens sont capables d’un sursaut lorsque le plus sacré est atteint. Cet exemple doit inciter l’État à assumer ses responsabilités.

Un mineur non accompagné est un mineur en danger ! Ceci est, en définitive, la seule considération à prendre en compte. Animés par cette conviction, nous rappelons aux responsables politiques que les situations de vulnérabilité des mineurs non accompagnés doivent être traitées en accord avec la convention internationale des Droits de l’Enfant et nous les invitons à agir pour que soit effectivement garantie à ces mineurs en danger la même protection que tout autre enfant privé de son milieu familial.

Enfin nous ne pouvons évoquer le cas des mineurs non accompagnés sans évoquer le moment crucial du passage à la majorité qui, dans les faits, constitue souvent pour ces jeunes une période de grande fragilisation. Pour éviter que tout ce qui a été construit soit alors remis en cause, nous pensons que des mesures légales visant à pérenniser leur droit au séjour et à favoriser leur intégration devraient être prononcées. Notre pays a le devoir d’accompagner, sur le long terme, la construction de leur futur.

Migrants : trouver une réponse commune

Promouvoir

Le Pape François nous invite à promouvoir le développement humain intégral des migrants. Cet appel qui s’enracine dans la tradition de l’Église est fondé sur la conviction profonde que « tous peuvent apporter une contribution à l’ensemble de la société, tous ont une particularité qui peut servir pour vivre ensemble, personne n’est exclu en vue d’apporter quelque chose pour le bien de tous » (Discours du Pape François aux participants au congrès organisé à l’occasion du 50ème anniversaire de l’encyclique Populorum Progressio). Cette contribution n’est pas seulement un droit mais aussi un devoir à l’égard de soi-même et de la société.

Nous en sommes convaincus, migrants ou non, l’exercice de ce droit et de ce devoir passe en premier lieu et de façon privilégiée par l’accès au travail. Outre qu’il permet à chacun de subvenir à ses besoins, le travail constitue en effet une dimension fondamentale de l’existence humaine, par laquelle la vie de l’homme est construite chaque jour et où elle puise sa propre dignité spécifique. Par le travail, l’homme se réalise en tant que personne et trouve sa place dans une véritable communauté humaine.

Dans les permanences d’accueil de nos diocèses, de nos associations, nous entendons le désir exprimé par beaucoup de personnes de contribuer à la vie de la société et la frustration, parfois la souffrance, que celles-ci ressentent lorsqu’elles ne peuvent le faire par leur travail. Ceci est particulièrement vrai de nombreux migrants, notamment ceux se trouvant en phase de demande d’asile auxquels la loi ne permet pas de travailler avant le dixième mois. Nous souhaitons ici nous en faire les porte-voix.

Certains trouvent dans nos mouvements ou nos associations des occasions d’engagement bénévole. Nous nous en réjouissons et saluons les structures qui rendent cela possible. De tels engagements contribuent en effet efficacement au développement des personnes, leur permettant de sortir du rôle de bénéficiaires auquel elles sont de fait trop souvent cantonnées pour (re)devenir contributrices. Ceci étant, une action résolue de l’État en faveur de l’insertion professionnelle demeure indispensable.

Nous demandons ainsi aux responsables politiques d’accorder aux personnes, ce dès les premiers mois de la phase de demande d’asile, la possibilité de travailler. De la même manière, l’accès aux études et à la formation professionnelle doit être effectivement ouvert aux personnes se trouvant en cours de procédure. Plus généralement, la reconnaissance des compétences des migrants doit être promue et, si cela s’avère nécessaire, des éléments de remise à niveau doivent pouvoir leur être proposés.

Nous en sommes conscients, l’absence d’une maîtrise suffisante de la langue constitue souvent un frein à l’intégration sociale et professionnelle. Nous demandons ainsi aux responsables politiques de reconstruire un dispositif global pour permettre un accès immédiat à l’apprentissage du français. Celui-ci devrait reposer sur des professionnels qualifiés, dans le cadre d’un dispositif public financé, associant les acteurs volontaires de la société civile. Nous encourageons les chrétiens à s’engager en ce sens.

Enfin, comment devenir membre actif d’une société, capable d’y apporter sa contribution, si ses valeurs, son patrimoine, ses codes nous demeurent étrangers ? Aujourd’hui, de nombreux chrétiens s’engagent concrètement pour permettre aux nouveaux arrivants d’accéder à une meilleure compréhension de notre société. Nous saluons ces initiatives et, convaincus qu’il y a là une vraie façon d’ouvrir notre porte à nos frères et sœurs migrants, nous encourageons leur développement.


Intégrer

Migrants : trouver une réponse commune

L’intégration est un processus long et complexe qui ne peut se réaliser pleinement que dans un climat positif à l’égard des migrants et de ceux qui les y accompagnent. Aussi, et sans minimiser les difficultés, nous semble-t-il essentiel de promouvoir une présentation positive des migrants et de la solidarité à leur égard. A la suite du Pape, qui nous invite à regarder les uns et les autres avec un regard rempli de confiance (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2018), nous invitons tous nos concitoyens et en particulier les chrétiens à convertir leur regard.

La présentation positive des migrants passe par la mise en valeur des éléments de leur patrimoine culturel et spirituel susceptible d’enrichir la communauté nationale ainsi que par la mise en lumière de leur désir de contribuer concrètement à la vie de la société toute entière. Elle passe aussi, et peut être en premier lieu, par un discours honnête sur les motivations qui ont poussé ces personnes à rejoindre notre pays, motivations que l’on réduit trop souvent de manière orientée au seul critère économique.

En mettant en lumière ces motivations, on réalisera que beaucoup ont été guidés sur le chemin de l’exil par l’espoir de trouver la paix, le désir de déployer pleinement leur humanité, d’exprimer leurs talents, de vivre librement leur foi, etc. Dans ces motivations, chacun pourra reconnaître les aspirations d’hommes et de femmes de bonne volonté. Ceux disposés à le voir sauront aussi y déceler, en creux, une bénédiction sur un pays aux nombreux atouts mais trop souvent enclin à douter de lui-même.

Cette bénédiction, nous, chrétiens, l’expérimentons concrètement dans nos communautés paroissiales, lesquelles, pour beaucoup, trouvent dans la présence des migrants un nouveau souffle. Nous encourageons les chrétiens à témoigner de cette richesse et à s’engager pour la promotion d’une authentique culture de la rencontre, notamment par l’organisation de rencontres entre migrants et autochtones, à l’occasion desquelles les uns et les autres pourront échanger en vérité et dans la paix.

Parallèlement à cette présentation positive des migrants, il nous semble essentiel de promouvoir une présentation positive de ceux qui, à leur égard, font preuve de solidarité. Trop souvent en effet, ces derniers se retrouvent, au nom même de leur engagement, objets d’hostilité. A cet égard, nous sommes vivement préoccupés par les poursuites pénales dont certains font l’objet, et nous invitons les responsables politiques à tout mettre en œuvre pour faire cesser cette pénalisation de la solidarité.

Pour présenter de façon positive la solidarité à l’égard des migrants, encore faut-il savoir se rendre attentifs à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes » (Message pour la Journée Mondiale de la Paix 2018). Or, notre regard ne se focalise-t-il pas, trop souvent encore, sur les manques, oubliant de voir les fruits d’humanité qui, autour de nous, croissent et se déploient ?

Nous invitons ici les chrétiens à cultiver une attention particulière aux actions positives mises en œuvre en faveur des migrants et à s’efforcer de les faire connaître autour d’eux afin de devenir, au sein de notre société, les promoteurs de ce regard de confiance. Qu’ils en soient convaincus, ils permettront ainsi au bien de fructifier et, en évitant, par une focalisation excessive, d’enfermer les plus réticents dans leur repli, ils contribueront à l’avènement d’une société réellement plus inclusive et fraternelle.


Accueillir, protéger, promouvoir, intégrer : comme le souligne le Pape François, « conjuguer ces quatre verbes à la première personne du singulier et à la première personne du pluriel constitue un devoir de justice, de civilisation et de solidarité » (Discours du Pape François aux participants au forum international « migrations et paix » le 21 février 2017) . Nous lançons ici un appel solennel aux chrétiens et à tous les hommes et les femmes de bonne volonté pour qu’au sein de leur paroisse, d’un collectif, d’un mouvement ou d’une association, ceux qui le peuvent, s’engagent sur l’une ou l’autre de ces priorités.

Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille et Président de la CEF
Mgr Georges Colomb
Évêque de La Rochelle et Saintes, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants
Mgr Denis Jachiet
Évêque auxiliaire de Paris, membre de la Commission épiscopale pour la Mission universelle de l’Église au titre de la pastorale des migrants

Source : eglise.catholique.fr


12 mai 2016 : Des évêques à la rencontre des migrants

Des évêques à la rencontre des migrants

Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, s'était rendu le 12 mai 2016 dans la Jungle de Calais (camp où de nombreux migrants s’étaient réfugiés vivant dans une totale précarité), d'où il a appelé à « vaincre la peur » à l'égard des migrants.

« Si je devais faire passer un message, ce serait de vaincre la peur et de vivre la rencontre », a déclaré Mgr Pontier, à l'issue d'une journée à Calais.

« Il faut faire preuve de bienveillance : ce n'est pas une troupe armée qui est venue ici ! Ils ont tout pour obtenir le statut de réfugiés », a ajouté l'archevêque de Marseille, insistant sur « l'attention prioritaire qui doit être portée aux plus fragiles, les mineurs et les femmes »

Accompagné de quatre évêques, dont Mgr Blaquart, évêque d'Orléans, Mgr Pontier a indiqué avoir rencontré, dans la « Jungle », des migrants « de toutes religions ». « Nous souhaitions mettre des histoires humaines derrière ce mot, « émigration », qui entretient parfois « peur et suspicion », a-t-il encore expliqué, après avoir également rencontré des bénévoles et des responsables associatifs.

En savoir plus : http://migrations.catholique.fr

Importance de la paroisse dans l'accueil et l'intégration de l'étranger

Extraits du message de Saint Jean-Paul II pour la 85ème journée mondiale des migrants

Importance de la paroisse dans l'accueil et l'intégration de l 'étranger

" La présence du migrant interpelle la responsabilité des croyants en tant qu'individus et en tant que communauté. (Apostolicam actuositatem, n.10). En outre, l'expression privilégiée de la communauté, est la paroisse. Celle-ci, comme le rappelle le Concile Vatican II, " offre un exemple remarquable d'apostolat communautaire, car elle rassemble dans l'unité tout se qui se trouve en elle de diversités humaines et elle les insère dans l'universalité de l'Eglise " La paroisse est un lieu de rencontre et d'intégration de toutes les composantes d'une communauté. Elle rend visible et sociologiquement identifiable le projet de Dieu d'appeler tous les hommes à l'alliance scellée dans le Christ, sans exception ni aucune exclusion.

La paroisse, dont l'étymologie désigne une habitation dans laquelle l'hôte est à son aise, accueille chacun et ne discrimine personne, car personne ne lui est étranger. Elle allie la stabilité et la sécurité de celui qui se trouve chez lui avec le mouvement ou le caractère provisoire de celui qui est de passage. Là où le sens de la paroisse est vivant, les différences entre les natifs du lieu et les étrangers s'atténuent ou disparaissent, car prévaut la conscience de l'appartenance commune à Dieu, unique Père.

C'est de la mission propre à chaque communauté paroissiale et de la signification que celle-ci revêt au sein de la société, que ressort l'importance que la paroisse a dans l'accueil de l'étranger, dans l'intégration des baptisés de cultures différentes et dans le dialogue avec les chrétiens des autres religions. Pour la communauté paroissiale, il ne s'agit pas d'une activité facultative de remplacement, mais une tâche inhérente à son devoir institutionnel.

Importance de la paroisse dans l'accueil et l'intégration de l 'étrangerLa catholicité ne se manifeste pas seulement dans la communion fraternelle des baptisés, mais s'exprime également dans l'hospitalité assurée à l'étranger, quelle que soit son appartenance religieuse, en rejetant toute forme d'exclusion ou de discrimination raciale, en reconnaissant la dignité personnelle de chacun et par conséquent en s'engageant à promouvoir ses droits inaliénables.

Dans ce contexte, les prêtres appelés à être dans la communauté paroissiale des ministres d'unité, ont un rôle important. C'est eux qui «reçoivent de Dieu la grâce qui les fait ministres du Christ Jésus auprès des nations, assurant le service sacré de l'Evangile, pour que les nations deviennent une offrande agréable, sanctifiée par l'Esprit Saint. " (Presbyterorum ordinis, n. 2).

En rencontrant dans la célébration quotidienne du divin Sacrifice le mystère de Jésus, qui a donné sa vie pour rassembler dans l'unité ses fils dispersés, ceux-ci sont invités à se mettre avec une ardeur toujours renouvelée au service de l'unité de tous les fils de l'unique Père céleste, en se prodiguant afin que chacun ait sa place dans la communion fraternelle.

" Nous rappelant que Jésus est venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, comment ne pas souligner plus nettement l'option préférentielle de l'Eglise pour les pauvres et les exclus ? " (Tertio millennio adveniente, n. 51). Cette interrogation, qui interpelle chaque communauté chrétienne, met en lumière l'engagement louable de tant de paroisses dans les quartiers où sont présents des phénomènes comme le chômage, la concentration dans des espaces trop restreints d'hommes et de femmes de provenance diverse, la dégradation liée à la pauvreté, le manque de services et l'insécurité. Importance de la paroisse dans l'accueil et l'intégration de l 'étrangerLes paroisses constituent des points de référence visibles, facilement identifiables et accessibles et représentent un signe d'espérance et de fraternité, souvent au milieu de déchirures sociales visibles, de tensions et d'explosions de violence. L'écoute de la même Parole de Dieu, la célébration des mêmes liturgies, le partage des mêmes fêtes et traditions religieuses aident les chrétiens du lieu et ceux ayant récemment immigré à se sentir tous membres d'un même peuple.

Dans un monde nivelé et aplani par l'anonymat, la paroisse constitue un lieu de participation, de convivialité et de reconnaissance réciproque. Elle offre contre l'insécurité un espace de confiance dans lequel on apprend à surmonter ses peurs ; en l'absence de points de référence auxquels puiser la lumière et les encouragements pour vivre ensemble, elle présente, à partir de l'Evangile du Christ, un chemin de fraternité et de réconciliation. Placée au centre d'une réalité marquée par la précarité la paroisse peut devenir un véritable signe d'espérance. En canalisant les meilleures énergies du quartier, elle aide la population à passer d'une vision fataliste de la misère à un engagement actif, visant à modifier les conditions de vie en commun.

De nombreux membres des communautés paroissiales sont également engagés de façon active dans des structures et des associations visant à améliorer les conditions de vie des populations. Tandis que j'exprime mon vif remerciement pour de telles réalisations importantes, j'exhorte les communautés paroissiales à persévérer avec courage dans l'œuvre entreprise en faveur des migrants, pour aider et promouvoir sur le territoire une qualité de vie plus digne de l'homme et de sa vocation spirituelle. "

Saint Jean-Paul II


La demande d'asile en France

"La demande d'asile en France" : télécharger le document

La question de l'immigration ne va pas sans celle du droit. Vous trouverez dans ce document quelques éléments pour vous aider :

  • Migrant, exilé, demandeur d’asile, réfugié, débouté, sans papier : ce que les mots veulent dire
  • Les textes qui définissent le droit d’asile
  • Les aides accordées par l’Etat aux demandeurs d’asile : hébergement, Allocation pour Demandeur d’Asile (ADA), accès aux soins gratuits
  • Les démarches à effectuer par le demandeur d’asile
  • Les « sans papiers » et la régularisation du séjour en France.

Immigration : Quels fondements pour une parole de chrétiens ?
Approche biblique

« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25,35)  : une parole pour aujourd’hui.

Parmi les sujets politiques à forte implications éthiques, celui de l’immigration mobilise.
Ce sujet est l’un de ceux où semble s’opposer la fidélité à l’Evangile et les choix politiques présentés comme « réalistes ». C’est aussi l’un de ceux sur lesquels beaucoup de catholiques pratiquants refusent, plus ou moins ouvertement, d’entendre la voix de leurs évêques.
Certains ressortent la vieille objection : « Ils n’ont pas à s’occuper de ces questions. » D’autres reprennent le thème de l’opposition entre l’éthique inspirée de l’Evangile (qui serait forcément « angélique ») et les nécessités politiques (qui seraient forcément « amorales » voire immorales).
Sur quels fondements le chrétien est invité à s’appuyer pour prendre position dans toute question concernant les étrangers ?
Un parcours à travers la bible et un rappel de quelques uns des principes de la doctrine sociale de l’Eglise...

« Il y a des pages de la Bible que l’on ne peut arracher. » Mgr Pontier - mai 2006

migrant-desert

Dans l'Ancien Testament

Le rapport à l'étranger traverse toute l'histoire du peuple hébreu.
Depuis Abraham : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t'indiquerai » (Gn 11,31).
Deux expériences essentielles dans l'histoire du peuple hébreu :

  • L'Exode : « Vous avez été émigrés au pays d'Egypte  »
  • L'Exil à Babylone

Ceci se traduit dans la Loi : « Tu n'opprimeras pas l'étranger ; vous connaissez la vie de l'étranger puisque vous avez vous-mêmes résidé comme étrangers au pays d'Egypte » (Ex 29, 3)
Ce n'est pas un principe éthique ou juridique mais une expérience théologale. Aimer l'étranger est mis en lien avec une expérience spirituelle : une invitation à découvrir notre propre condition d'étrangers. Puis le peuple élu a été constitué par un geste de Dieu : la libération du pays d'Egypte, une mise en mouvement, une migration de la terre d'esclavage à la Terre promise.
Nous sommes tous en pèlerinage vers la cité de Dieu. Le chrétien ne peut s'identifier à aucun lieu, aucune terre, aucun enracinement de type biologique (race) ethnique, national ou culturel. « Ma maison s'appellera maison de prière pour tous les peuples » (Is 56,6-7)

« Le phénomène de la mobilité humaine évoque l'image même de l'Eglise, peuple en pèlerinage sur la terre mais toujours orienté vers la Patrie céleste » Jean-Paul II, 1998.


Dans le Nouveau Testament

Du salut pour un peuple on passe à un salut pour tous. Jésus découvre que sa mission est élargie aux païens. Jésus accueille le centurion romain, guérit la cananéenne (Marc 7, 14-31) parle positivement des Samaritains. Tout cela le met en opposition aux nationalistes de son propre peuple, ceux pour qui l'identité d'un peuple se définit par opposition aux autres.

  • La parabole du bon samaritain opère un retournement quant à la notion même de « prochain ». Alors que spontanément, je me pense au centre pour me demander jusqu'où je veux bien étendre ma solidarité, la Parabole me dit que, au centre, il n'y a pas moi mais celui qui a besoin de moi. L'homme blessé n'est pas celui dont je dois décider si je vais le considerer ou non comme « mon prochain » : il est celui dont je suis invité à me rendre proche. Je suis invité à devenir son prochain.

    « Le prochain dans l'Evangile, n'est pas celui que l'on choisit, mais celui qui nous arrive et dont nous devenons proche. » Mgr Claude Rault évêque de Laghouat
    « L'Eglise se sent le devoir d'être proche comme le bon samaritain, du clandestin, du réfugié, icône contemporaine du voyageur dépouillé, roué de coup et abandonné sur la route de Jéricho » Jean-Paul II, message pour la journée des migrants de 1997


  • Autre passage, où Jesus s'identifie au pauvre, au malade, au prisonnier, à l'étranger : « J'étais un étranger et vous m'avez accueilli » (Mat 25,35)

    « Jésus ne dit pas : j'étais un malade catholique et vous êtes venu me voir. J'étais un prisonnier innocent et vous m'avez visité. J'étais un étranger avec des papiers en règle et vous m'avez accueilli »Mgr Daucourt aux semaines sociales 2006

  • Les premiers chapitres des Actes des Apôtres retracent les débats autour de l'accueil ou non des païens (des étrangers) dans la communauté chrétienne : les accueillir, oui, mais en leur demandant d'être comme nous ?? Ou bien en acceptant qu'ils aient des pratiques alimentaires différentes, qu'ils ne soient pas circonscis ?? Le premier concile tranche en faveur de cette deuxième position : non seulement les non juifs sont chez eux dans l'Eglise, mais ils n'ont pas à se soumettre aux rites marquant l'identité nationale et religieuse du peuple juif.

  • A la Pentecôte, la Bonne Nouvelle est proposée à tous (les peuples du monde alors connus sont énumérés) mais elle est entendue par « chacun dans sa langue » : universalité ne signifie pas uniformité.

  • Saint Paul : en Christ « il n'y a plus ni juifs, ni paiens, il n'y a plus ni esclave, ni homme libre, il n'y a plus l'homme et la femme, car tous vous ne faites plus qu'un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28) - « Il n'y a plus de Grec et de Juif, d'Israelite et de paîen, il n'y a pas de barbare, de sauvage, d'esclave, d'homme libre, il n'y a que le Christ : en tous il est tout » (Col 3,11)

    « Dans l'Eglise nul n'est étranger [...] Pour le chrétien, l'accueil et la solidarité envers l'étranger ne constituent pas seulement un devoir humain d'hospitalité mais une exigence précise qui découle de la fidélité même à l'enseignement du Christ. » Jean Paul II en 1998

Il ne s'agit même pas seulement d'éthique mais de foi.


14 janvier 2018 : Journée mondiale du migrant et du réfugié

Le 14 janvier 2018, l’Église universelle a célèbré la 104ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié.

Le pape François avait choisi quatre verbes pour guider notre réflexion et nos actions :

" Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés "

Extrait du message du Pape François

Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25,35.43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur (Cf.PIE XII, constitution apostolique Exsul Familia, Titulus Primus, I, 1er août 1952).

Cette sollicitude doit s’exprimer concrètement à chaque étape de l’expérience migratoire : depuis le départ jusqu’au voyage, depuis l’arrivée jusqu’au retour. C’est une grande responsabilité que l’Église entend partager avec tous les croyants ainsi qu’avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont appelés à répondre aux nombreux défis posés par les migrations contemporaines, avec générosité, rapidité, sagesse et clairvoyance, chacun selon ses propres possibilités.


Journée mondiale du migrant et du réfugié

Approfondir

Les migrants et l'Europe, selon le Pape François

Emission Les Mardis des Bernardins de KTO - 52min55

Le soutien aux personnes migrantes s'impose comme l'un des axes marquants du pontificat du Pape François. Devant les drames vécus aux portes de l'Europe, ses propos veulent réveiller les consciences. Ils dérangent même, à l'image des réactions de la classe politique italienne lors de l'annonce de sa première visite dans le pays, sur l'île de Lampedusa. Après plusieurs naufrages d'embarcations clandestines, le Saint-Père y est allé pour "pleurer les morts" et a fustigé la globalisation de l'indifférence. "Je demande à tous les hommes et à toutes les femmes d'Europe d'ouvrir les portes de leur cœur" a répété le pape début octobre en accueillant au Vatican des survivants. Ce 25 novembre 2014, le Pape François a répondu à l'invitation du Parlement européen et à celle du Conseil de l'Europe à Strasbourg pour adresser un message aux peuples européens.

Retour sur ses discours qui appelleront sans nul doute à poursuivre le débat sur l'immigration en Europe. Une émission présentée par Vincent Neymon, en partenariat avec le Collège des Bernardins, KTO, Radio Notre Dame et RCF. Invités : Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône, chargé d'un rapport sur la réforme du droit d'asile en France ; Jérome Chartier, député UMP du Val d'Oise ; Jean-Louis Jérôme Vignon, chargé par le Ministre de l'Intérieur d'une mission sur la situation des migrants de la région de Calais, président des Semaines sociales de France ; et Gérard-François Dumont, économiste et démographe, professeur à l'université Paris IV.

A lire

  • " Nul ne peut imaginer ce que les migrants vivent ici en Méditerranée, aux frontières de l'humanité " : un article de Mathilde Auvillain, Chargée de communication à bord de l'Aquarius pour l'organisation civile européenne SOS MEDITERRANEE

  • En chemin, avec le peuple Hmong - Du Laos en Guyane et en France
    livre

    Pour se procurer ce livre par écrit :
    Service Diocésain
    de la Pastorale des Migrants
    51, Boulevard Aristide Briand
    45000 Orléans
    Montant 25,00€ (port en plus)

    Tout y est dans le titre du livre écrit par le père CHARRIER (O-M-I) qui a séjourné dans le Loiret. De quoi s'agit-il ?
    C'est la rencontre d'un groupe de missionnaires avec un peuple, leurs cultures, leurs langues, leurs fois se sont enrichies réciproquement entre 1950 et 2010. Sous d'autres formes, cet apprivoisement se construit aujourd'hui chez nous.
    Des sentiments ressentis par des hommes et des femmes qui aiment les hmong et lao et ceci aussi en actes.
    Il s'agit d'un long cheminement. Ce livre peut permettre de découvrir ce qui anime un grand nombre de personnes qui vivent avec discrétion chez nous.

    Père François ROULLEAU
    Délégué diocésain de la Pastorale des Migrants

A Ecouter


  • RCF Loiret aborde la problématique des migrants avec Christian BOURDEL du CCFD Loiret interviewé par Jean-François Mézières : la problématique des migrants et des réalités vécues présentée à des collégiens... De quoi susciter bien des réactions Une émission de 28 minutes à écouter sur RCF

  • Autre émission de RCF Loiret sur les migrants : " L'accueil est un trésor du christianisme " présentée par Christophe Henning. On peut considérer l'accueil de l'étranger comme une question politique mais aussi spirituelle. L'accueil, l'ouverture à l'autre, est un trésor du christianisme. Une émission de 55 minutes à écouter sur RCF

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