500 ans de la Réforme

Faire mémoire... pour une Eglise vivante

500 ans Reforme

Le 31 octobre 1517, Luther affichait ses 95 thèses contre les indulgences sur la porte de l'église du château de Wittenberg.


La commémoration des 500 ans de la Réforme organisée par les Eglises protestantes d'Orléans tout au long de 2017 s'est achevée le 21 octobre par une célébration à la cathédrale en présence de Mgr Jacques Blaquart.

Ce moment est un signe fort que, dans le Loiret, les églises protestantes ont souhaité faire de cette commémoration un évènement oecuménique et que l'Eglise catholique d'Orléans s'y est associée pleinement.

Au cours de cette célébration, une déclaration commune des chrétiens d'Orléans a été signée et une plaque faisant mémoire de cette démarche a été dévoilée et placée dans la cathédrale non loin de celle placée par Henri IV en 1600. La prédication a été assurée à deux voix par Mgr Jacques Blaquart et le pasteur Agnès Lefranc.



500 ans Reforme

Déclaration commune des chrétiens de l’Orléanais à l’occasion du 500ème anniversaire de la Réforme


Nous, chrétiens catholiques, évangéliques, orthodoxes et protestants de l’Orléanais, confessons ensemble notre foi au Dieu Père, Fils et Saint Esprit, et affirmons que ce qui nous est commun est infiniment plus important que ce qui nous sépare.

Ensemble, en ce 500ème anniversaire de la Réforme protestante, nous « fléchissons les genoux devant le Père de qui toute famille tient son nom » (Éphésiens 3,14-15) : qu’il pardonne et restaure ce que nos divisions ont déchiré.

Ensemble, nous nous engageons à mettre en avant notre identité chrétienne commune, plutôt que nos identités confessionnelles. Toujours prêts à la rencontre et au travail commun, nous souhaitons mettre en oeuvre tout ce qu’il est possible de faire ensemble. Dans un réel esprit de conversion, nous voulons laisser la rencontre de l'autre différent nous transformer personnellement et communautairement.

Ensemble, nous appelons de nos voeux l’unité visible de l’Église, dans le respect de la diversité qui la compose.

Ensemble, nous voulons être témoins du message d’espérance de l’Évangile pour notre monde. Portés par cette Bonne nouvelle, nous nous engageons à oeuvrer pour la réconciliation, la paix, et la sauvegarde de la Création.

Ensemble, nous voulons nous mettre au service de tous, avec une attention particulière aux laissés pour compte de notre société, en reconnaissant la dignité de chaque être humain.

Confiants dans l'amour de Celui qui nous unit, en communion avec tous les chrétiens répandus sur la surface de la terre, nous appelons de nos voeux un monde de justice, de solidarité et de paix qui nous a été promis en Christ. Remplis de cette espérance, nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pour qu’il advienne !

Orléans, le 21 octobre 2017

500 ans Reforme

Prédication de Monseigneur Blaquart, Evêque d'Orléans, et d'Agnès Lefranc, Pasteur,

lors de la célébration œcuménique à la Cathédrale d’Orléans, le 21 octobre 2017

Référence biblique : Jean 15,1-17

Agnès Lefranc

La vigne, ses sarments noueux, ses feuilles découpées d’un vert délicat, tournant au rouge orangé quand arrive l’automne, ses grappes gorgées de jus… La vigne, voilà l’image que prend Jésus dans l’échange qu’il a avec ses disciples juste avant sa mort. La vigne, pour dire l’essentiel, pour leur transmettre le plus précieux, ce qu’il faut garder, ce qui les fonde. « Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron » ; « Je suis la vigne, vous êtes les sarments ».

Et d’abord, le cep… Chers amis, si nous sommes là aujourd’hui dans cette cathédrale, ensemble, chrétiens catholiques, évangéliques, orthodoxes et protestants, pour faire mémoire de la Réforme initiée par Martin Luther, si nous avons fait ce choix de vivre ensemble cet évènement, c’est parce que Jésus, le Christ, est le cep sur lequel, tous, nous sommes attachés. Et de ce cep unique, nous recevons la sève qui nous permet, chacun à notre manière, de porter du fruit. Christ est le centre. Notre cheminement de foi, notre engagement, le témoignage que nous rendons en paroles et en actes, tout cela trouve sa source en lui, et en lui seul.

Et cet attachement au Christ n’est pas un choix que nous aurions fait après avoir étudié l’offre spirituelle et comparé les propositions… Non, comme l’apôtre Paul, comme Martin Luther, comme tant d’autres témoins, nous avons été « saisis » par le Christ. « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi », dit Jésus à ses disciples, « c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. »

De ce cep, tous, nous recevons l’essentiel : l’amour de Dieu pour nous. « Comme le Père m’a aimé », dit Jésus à ses disciples, « moi aussi, je vous ai aimés ». Tous, nous sommes pris dans cet amour immense, qui ne regarde ni à nos manquements, ni à nos erreurs, et qui ne nous juge pas à l’aune de ce que nous faisons. Luther le dit dans une prédication de 1522 : « Dieu est un four brûlant rempli d’amour qui s’étend depuis la terre jusqu’au ciel ». Il ne faut pas voir là d’abord une affirmation théologique du Réformateur, mais le fruit d’une rencontre avec le Dieu vivant, d’une expérience spirituelle forte. Alors qu’il étudiait l’épître de Paul aux Romains pour l’un de ses cours, il découvrit que la justice de Dieu n’était pas une justice à craindre, tranchant entre bons et mauvais, mais une justice offerte gratuitement à celui qui se reconnaît injuste et met sa foi en Dieu. Ce jour-là, porté par un amour qu’il n’avait pas soupçonné auparavant, il se sentit renaître. Jésus le dit au début de l’évangile de Jean : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »


Jacques Blaquart

Sans aucun mérite de notre part, Jésus est venu sauver le monde du péché et de la mort, et lui donner l’espérance d’une vie éternelle. Cette vie commence à partir du moment où nous osons croire en Lui.

Le rappel de la primauté de la grâce de Dieu sur les œuvres humaines est un des apports essentiels de la réforme de Martin Luther. Après bien des vicissitudes, l’Église catholique a repris cette affirmation théologique de Luther. Je pense notamment aux textes du concile Vatican 2, mais déjà, quelques dizaines d’années auparavant, aux écrits de Thérèse de Lisieux. Comme Luther, dans un temps encore marqué par le jansénisme, elle réaffirmait la puissance de la grâce : « Lorsque j’arriverai au ciel, je me présenterai les mains vides, et c’est pour cela que je serai si bien reçue. Car je ne m’appuierai pas sur mes mérites à moi, je n’en ai aucun, mais uniquement sur ses mérites à Lui » (Le Christ).

Jésus l’affirme Lui-même sans ambages : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ». Mais il ajoute « celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ». Le fruit, c’est la fécondité de l’amour du prochain, mais que Jésus seul peut donner en plénitude.

Frères et sœurs des différentes confessions chrétiennes, lorsque nous remettons le Christ Jésus au centre de notre foi chrétienne, nous nous rapprochons les uns des autres. Pourquoi ? Parce que nous redécouvrons que, bien au-delà de nos efforts pour une pleine communion entre nous, c’est Lui seul qui peut la réaliser en plénitude. Catholiques et protestants ensemble, déportés à Dachau, défenseurs de la liberté, en Afrique du Sud ou lors de la chute du mur en Europe entre Est et Ouest, en ont fait l’expérience : unis devant la mort possible et leur combat pour la liberté ou tout simplement pour survivre, ils se reconnaissaient frères parce qu’à ce moment de leur vie, comme des sarments émondés, il ne leur restait que l’essentiel, la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité. Par sa mort sur la croix, sa résurrection et le don de son Esprit, Jésus est bien la vigne qui nous unit tous à Lui, et donc les uns aux autres.


Agnès Lefranc

Ensuite, les sarments. Attachés au cep, dépendant de lui et de lui seul, nous sommes ces sarments. Les Églises, les différentes dénominations chrétiennes sont ces sarments greffés par le Christ sur le tronc de l’Israël d’hier et d’aujourd’hui. Et à entendre Jésus parler à ses disciples, on comprend deux choses essentielles à propos des sarments. D’abord, que s’ils ne demeurent pas sur le cep, ils se dessèchent et meurent. Ensuite, qu’ils n’existent pas pour eux-mêmes ; c’est pour porter du fruit qu’ils sont là, et un fruit abondant. Là est leur rôle, là est leur mission : produire du fruit pour ceux qui les entoure, produire du fruit et réjouir les cœurs.

Mais nous le savons, les Églises, quelles qu’elles soient, ont souvent failli à leur mission. Elles ont oublié le cep dont elles recevaient la sève ; d’autres fois, elles se sont épuisées en une lutte stérile pour montrer qu’elles étaient, chacune, la vigne véritable ; d’autre fois encore, elles se sont repliées sur elles-mêmes, oubliant que leur fruit ne pouvait qu’être offert, foulé dans le pressoir pour abreuver de son jus des foules entières… d’où l’importance de l’émondage ! Les Réformateurs avaient d’ailleurs fait de cet émondage permanent de la vigne une règle de vie pour l’Église : Ecclesia Reformata, Semper Reformanda, Église réformée, toujours à réformer…

Et si, pour l’émondage, la rencontre entre nos différentes confessions était une chance ? Si nous étions, les uns pour les autres, des aiguillons sur le chemin de la conversion ? En 1991 déjà, le groupe des Dombes, ce groupe de théologiens pour moitié catholique et pour moitié protestant, produisait un document intitulé « Pour la conversion des Églises ». Affirmant avec force que la conversion était constitutive d’une identité qui voulait demeurer vivante et tout simplement fidèle à elle-même, le document invitait protestants et catholiques à se laisser déplacer, bousculer par la rencontre de l’autre différent, et à entendre et accueillir les interpellations de l’autre confession. Après une année d’évènements autour du 500ème anniversaire de la Réforme préparés et vécus ensemble, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes, nous avons changé de regard, nous sommes émondés, nous avons été émondés au contact les uns des autres, et c’est une formidable chance.


Jacques Blaquart

Je partage ce que vient de dire Agnès Lefranc. Nous pouvons nous désoler de nos divisions, mais aussi les recevoir comme un appel à une conversion profonde, une réforme de nous-mêmes et de nos communautés. Nous sommes ainsi faits que nous avons toujours besoin d’être émondés, taillés, purifiés, si nous voulons rester fidèles au message de Jésus. L’orgueil et la suffisance sont toujours à nos portes. Nos Églises ont besoin sans cesse de se convertir à l’Évangile. S’il n’y avait pas eu la Réforme de Luther, l’Église catholique se serait-elle réformée ? Les différents « réveils » protestants, à travers les siècles, ont poussé l’Église catholique à entreprendre elle-même des réformes nécessaires, jusqu’à cet évènement majeur qu’a été le concile Vatican 2 chez les catholiques n’a-t-il pas lui-même interpellé les autres confessions chrétiennes ?

Depuis ce moment-clé, l’œcuménisme, engagé bien auparavant par quelques pionniers, est devenu une vraie réalité, et nous nous réjouissons ensemble aujourd’hui de pouvoir vivre cette célébration. En même temps, pouvons-nous nous satisfaire de l’état actuel de l’œcuménisme ? Pouvons-nous nous contenter d’une communion à-minima, qui s’appuierait uniquement sur une logique libérale d’une confédération d’Églises ? Notre unité n’est-elle qu’un vœu pieux, chacun attendant la conversion de l’autre ? Jésus nous a choisis pour porter du fruit en ce monde, le fruit de l’amour inconditionnel de Dieu. Et Jésus est clair : « On vous reconnaitra pour mes disciples à l’amour que vous aurez les uns pour les autres », et dans sa prière à son Père du ciel, qu’Il nous a donné aussi comme Père à tous, « Père, pour que le monde croit, que mes disciples soient Un ». Donc l’unité visible entre nous est nécessaire à toute annonce de la Bonne Nouvelle de Jésus.

Frères et sœurs, nous avons fait du chemin, et, soyons clairs, le processus de l’œcuménisme est irréversible. Même si certains trouvent que nous n’allons pas assez vite. Mais après les évènements douloureux du 16ème siècle et les incompréhensions vindicatives qui suivirent, qui aurait imaginé qu’un jour, catholiques, protestants, évangéliques, orthodoxes, seraient réunis ensemble dans la cathédrale d’Orléans, pour une célébration commune à l’occasion du 500ème anniversaire de la réforme de Luther ? Notre émondage réciproque nous a rendu plus humbles et bienveillants les uns envers les autres. Plus nous revenons à la source qu’est le Christ, plus nous écoutons les appels que Dieu nous adresse à travers les frères et sœurs des autres Églises, plus nous marchons vers la pleine communion que nous espérons.


Agnès Lefranc

Et enfin, les fruits… Quels fruits porterons-nous ensemble, émondés par notre rencontre et nos échanges ? Quels fruits porterons-nous pour ce monde qui a soif de sens et de paroles vraies ? Lors d’un appel aux responsables d’Églises pour l’année du 500ème anniversaire de la Réforme, frère Aloïs, le prieur de la communauté de Taizé, appelait les Églises à « oser se mettre sous un même toit, sans attendre qu’un accord soit trouvé sur toutes les questions théologiques ». Et il suggérait : « Que chaque communauté locale, chaque paroisse, fasse avec les chrétiens d’autres confessions tout ce qu’il est possible de faire ensemble, étude de la Bible, travail social et pastoral, catéchèse, et ne fasse plus rien sans tenir compte des autres. » Ne serait-ce pas là un témoignage formidable rendu aux hommes et aux femmes de notre temps, que de vivre cette diversité réconciliée ? Ne serait-ce pas un fruit particulièrement savoureux et bon, que de montrer à notre monde qui se déchire que la réconciliation est possible ? La déclaration commune que nous allons signer tout à l’heure va dans ce sens.

Il y a 449 ans, en mars 1568, la cathédrale où nous nous trouvons était en partie détruite, devenant le signe de la division entre les chrétiens qui se déchiraient. Au début du siècle suivant, la cathédrale a été reconstruite. Mais c’est une Église faite de pierres vivantes que nous sommes appelés à former ensemble, une Église riche de sa diversité, et solidement ancrée sur la pierre angulaire : Christ nous fait tenir ensemble, il est notre paix, il est notre unité, il a détruit le mur de la séparation, par sa mort, il a tué la haine.


Jacques Blaquart

Quels fruits j’espère pour l’avenir ? La volonté de faire ensemble tout ce qu’il est possible, et de ne rien faire seuls de ce que nous pouvons faire ensemble, selon la belle formule de la communauté œcuménique de Taizé mentionnée par Agnès Lefranc. Nous œuvrons déjà ensemble, par exemple à la prison, à l’hôpital, en nous rendant service, à travers bien sûr les multiples activités de ce bel outil qu’est le Centre œcuménique à la Source et les rencontres chaque mois, sous la houlette de Dominique Panis, des responsables de nos Églises sans oublier chaque année une journée prêtres-pasteurs autour de thèmes comme le Baptême, l’évangélisation, ou la pastorale des jeunes. Nous fêtons ensemble chaque année, au matin de Pâques, la mort et la Résurrection de Jésus, base de notre foi commune : Nous témoignons ainsi que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Cette année, le 500ème anniversaire de la Réforme a permis bien des rencontres entre nous, jusqu’à cette célébration d’aujourd’hui avec des actes significatifs : Signature d’une déclaration commune, et inauguration dans cette cathédrale d’une plaque commémorative de cet instant historique. Tout cela témoigne de notre bonne volonté commune, de la reconnaissance du travail de l’Esprit chez tous, et d’une belle avancée sur le chemin de l’unité.

Si nous voulons aller plus loin, au-delà des responsables et des « convaincus » déjà engagés dans le mouvement œcuménique, il faut que les autres membres habituels de nos Églises puissent se rencontrer, se connaitre. Ne faudrait-il pas interpeller davantage les acteurs des différents services de nos Églises ? Quelles initiatives concrètes allez-vous prendre pour l’œcuménisme ? Je crois qu’il y a là un défi, aux réponses communes encore balbutiantes.

Enfin, n’oublions pas que Jésus est venu apporter le salut à tous. « Le monde est en feu, ce n’est pas le moment de s’occuper d’affaires de peu d’importance », disait Thérèse d’Avila. Nous ne sommes pas chrétiens pour rester entre nous, mais pour annoncer et vivre notre foi en plein monde. Parce que ce monde a soif d’espérance, nous devons assumer sans peur nos responsabilités de citoyens enracinés en Christ et fraternels avec tous. Il n’y a pas d’œcuménisme, d’unité possible, sans entendre et vivre largement l’amour de Jésus, avec ses sentiments à Lui, pour tous nos frères humains : « Voici mon commandement, dit Jésus : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a de plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faîtes ce que je vous commande. » Le chemin de toute vie chrétienne, le chemin de l’unité retrouvée, n’est-il pas tout tracé dans ces paroles de Jésus ? Ne sommes-nous pas assurés qu’Il demeure en chacun de nous par l’Esprit Saint, et si nous aimons comme Lui? Si c’est oui, alors soyons confiants ! Et convertissons-nous toujours davantage à Lui, Jésus-Christ, Chemin, Vérité et Vie. C’est bien ensemble qu’Il nous envoie porter la Bonne Nouvelle de son amour au monde !

Monseigneur Blaquart, Evêque d'Orléans, et d'Agnès Lefranc, Pasteur
Célébration œcuménique à la Cathédrale d’Orléans, le 21 octobre 2017


Accéder au Site internet du centre oecuménique d'Orléans,
lieu de rencontre et de dialogue ouvert à tous

29 / 10 / 2017

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