La chancellerie

Le chancelier est un personnage incontournable dans le diocèse. A la fois secrétaire, notaire, rédacteur, archiviste et conseiller, il doit s’assurer que le droit est respecté au sein du diocèse. Il participe à diverses instances de réflexion ou de concertation.

L'économat

L’économe diocésain a pour rôle général « d’administrer les biens du diocèse sous l’autorité de l’Evêque ».

Officialité diocésaine et bureau des mariages

Officialité

L’officialité est un service d’Eglise qui assure essentiellement l’instruction des causes de nullité de mariage. Cette activité occupe environ 80% du temps. Le reste se répartit entre conseil juridique, arbitrage entre personnes etc...

Chaque année, dans notre région, l’Eglise déclare qu’environ 70 mariages sont nuls, qu’ils n’ont jamais existé. Pourquoi ? Réponse auprès de l’Officialité, section d’Orléans.

Un mariage sacramentel célébré par l’Eglise catholique ne peut pas être rompu ; il est indissoluble.

Cependant, il se peut que ce mariage n’ait jamais été valide ; durant la liturgie, les époux ont répondu oui, mais à quoi se sont-ils réellement engagés ?

Le mariage est défini comme une alliance matrimoniale entre un homme et une femme pour constituer une communauté intime de vie et d’amour, pour toute la vie. C’est ce don réciproque et cette acceptation de l’autre par un acte de volonté qui constitue le consentement au mariage. Les futurs avaient-ils la capacité de s’engager ? En avaient-ils la volonté ? Avaient-ils un autre but que le mariage ? Ont-ils subi des pressions pour se marier alors que ce n’était pas leur projet ?

Dans toute cette procédure dont l’officialité a la responsabilité, on ne cherche ni coupable ni innocent ; c’est l’engagement de la volonté des personnes qui est examiné. C’est lui qui déterminera la teneur du consentement qui a été donné, et donc la validité du mariage.

Certes, il peut être douloureux parfois de se pencher sur un passé que l’on souhaiterait oublier ; cependant, ce travail permet de mieux comprendre ce qui est arrivé et cet effort est souvent libérateur.

L’officialité, pour la section d’Orléans, regroupe 7 juges, 1 notaire, des avocats, des experts etc. L’officialité a donc besoin de personnel. Certes, il faut accepter de se former. Certaines personnes ayant déjà une formation juridique civile peuvent acquérir un complément en droit canonique. D’autres personnes, qui ne sont pas juristes au départ, peuvent aussi être formées en droit canonique du mariage. Cet engagement doit être considéré dans la durée.

Les personnes qui demandent à l’Eglise d’examiner la validité de leur mariage sont dans des situations très différentes : certains ont déjà divorcé civilement et se sont remariés ; d’autres veulent y voir clair dans leur vie et n’ont pas de projet de remariage. Certains sont des jeunes mariés qui se sont séparés après quelques mois ; d’autres ont vécu longtemps ensemble et ont des grands enfants, quelquefois mariés pour leur compte. Les motivations sont diverses, mais l’Eglise se doit de répondre à chaque demande pour savoir si un mariage qui a été célébré est valide ou non. Par rapport à l’ensemble des mariages célébrés par l’Eglise, moins de 1% sont déclarés invalides.

Cette procédure de nullité ne vient pas effacer une histoire. Elle permet avant tout aux personnes d’avoir un discernement sur leur passé. Ce qui a été vécu ensuite par le couple a la valeur de l’amour que chacun a mis dans ce qu’il a fait pour assumer ses responsabilités après ce mariage apparent. Les enfants sont totalement légitimes et le restent. Les relations entre eux et vis-à-vis de leur père et de leur mère ont à être empreintes du respect et de l’amour qu’ils leur doivent légitimement.

Ce qui est déclaré nul ou invalide par la décision des juges, c’est l’acte juridique de leur consentement qui engage dans le mariage et établit le lien conjugal. Certes, l’Officialité vient souvent clôturer des histoires qui ont mal tourné, mais son action permet aussi une clarification de l’état des personnes. A notre époque où le mariage chrétien est sérieusement malmené, il est urgent de redécouvrir le sens profond de ce sacrement.

Bureau des mariages

Le bureau des mariages est un des services de la curie diocésaine. Il veille à ce que la préparation et la célébration des mariages soient faites dans les meilleures conditions possibles.

En temps normal, lorsque les futurs sont célibataires et catholiques, le dossier de mariage est rempli par la paroisse seule. Lorsque la situation est différente (baptisé non catholique, non baptisé etc.), le bureau des mariages intervient pour aider les paroisses en complétant le dossier pour qu’il respecte les règles de l’Eglise.

Pour cela, il donne les autorisations et dispenses ; il peut aussi effectuer des recherches lorsqu’on a des difficultés à obtenir un extrait de baptême, ou d’autres actes à l’étranger, etc... Pour cela, il est nécessaire que les dossiers soient toujours envoyés au complet avec tous les actes. Pour la même raison, il faut prévoir d’envoyer le dossier au moins deux mois à l’avance. Ce délai permet de se retourner en cas de problème pour obtenir un document ou lorsque des difficultés surgissent à la lecture du dossier.

Par exemple, lorsqu’un des deux futurs, non baptisé, a été marié civilement avec un non baptisé lui aussi et que le divorce civil a été prononcé, ce mariage antérieur est reconnu valide, quoique non sacramentel, par l’Eglise. Il n’est alors pas possible de célébrer le mariage demandé !/p>

Lorsqu’un mariage est prévu en dehors du diocèse, le bureau des mariages le communiquera à l’évêché de l’autre diocèse qui saura précisément à quel secrétariat paroissial l’envoyer selon le lieu de la célébration. De même, un dossier préparé dans un autre diocèse passera par les évêchés respectifs.

L’évolution de la société fait que les situations humaines sont très variées et parfois complexes (la proportion du nombre d’autorisations et de dispenses augmente). Le bureau des mariages accompagne alors les pasteurs dans la recherche d’une solution. Comment répondre favorablement à ceux qui s’adressent à l’Eglise, et en même temps apporter une réponse en accord avec les principes de la tradition chrétienne ?

De même, la loi française actuelle impose toujours que le mariage religieux soit précédé du mariage civil. L’Eglise n’a donc pas le droit de marier des futurs qui sont seulement pacsés.

Enfin, le prêtre ou le diacre, qui reçoit les consentements et bénit le mariage doit avoir une mission ecclésiale dans cette paroisse ; dans le cas contraire, les ministres de la paroisse doivent veiller à lui donner une délégation.

En quelques chiffres, le Bureau des Mariages d’Orléans a traité 375 dossiers en 2008, dont 150 dispenses de disparité de culte et 15 autorisations de mariage de religion mixte. Pour assurer l’ensemble de ces services, deux prêtres se relayent tout au long de l’année et surtout pendant l’été où une permanence est assurée sans interruption.

Les archives de catholicité

Le principe de base

Pour une année en cours, chaque paroisse détient deux registres sur lesquels sont rédigés les actes de baptême (signés par le célébrant, les parents, parrains et marraines), les actes de mariage (signés par les mariés, témoins…) et les listes de premières communions, professions de foi, obsèques…

Lorsque l'année est terminée, un exemplaire sera gardé par la paroisse et l'autre exemplaire par le service des archives de l'évêché qui détient ainsi les registres de toutes les paroisses depuis 1900.

Dans la pratique

Fin septembre (lors de l'Assemblée Générale des prêtres), des registres neufs sont distribués par doyenné pour la prochaine année civile.

Au mois de janvier, février ou mars, chaque paroisse remet au service des archives les deux exemplaires de l'année achevée, accompagnés des dossiers de mariage qui ont été célébrés. Le service des archives vérifie la tenue de leur rédaction et leur conformité au droit de l'Eglise. Cette vérification étant faite, un exemplaire revient à la paroisse avec les dossiers de mariage.

Une liste alphabétique est dressée de tous les baptisés dans le diocèse au cours de l'année achevée. Nous possédons ainsi les listes des baptisés depuis l'année 1955.

Ces répertoires sont indispensables ; en effet, beaucoup de personnes ne savent ni où, ni quand elles ont été baptisées. Ces répertoires nous permettent de les retrouver et de rédiger les extraits d'actes nécessaires pour une entrée au catéchisme, une confirmation ou un prochain mariage.

Une autre tâche importante nous incombe : en marge des actes de baptême, nous écrivons les confirmations et les mariages qui ont été célébrés religieusement ; nous appelons cette tâche les "transcriptions des notifications de confirmation ou de mariage". Ces notes marginales permettent de savoir si tel baptisé a été confirmé, s'il est marié ou non à l'Église… Elles seront inscrites sur les copies d'actes de baptême que nous sommes appelés à rédiger.

Les "notifications" passent obligatoirement par le service des archives qui les transmet aux paroisses concernées pour qu'elles les transcrivent sur leurs propres registres ; aussi, le service des archives est-il véritablement une "plaque tournante" entre les paroisses, les diocèses français et étrangers…

Une question nous est souvent posée : "Et l'informatique ?"

Oui, mais peu. En effet, il faudrait que tous les diocèses adoptent les mêmes normes et qu'elles soient compatibles avec la législation française sur les fichiers informatisés. D'autre part, pour être opérationnel, il faudrait rentrer dans un éventuel fichier informatisé les données de plusieurs dizaines d'années de nos registres ! Dans ces conditions, le "support papier" qu'ont utilisé nos prédécesseurs a encore un bel avenir…

Conclusion

Venez visiter le service des archives de catholicité. Peut-être serez-vous surpris par les rayonnages où les registres sont classés par paroisses et étonnés d'apprendre le nombre d'heures de travail attentif que nécessitent nos diverses tâches, qui paraissent "administratives", mais qui sont en fait indispensables et en lien avec tout le diocèse.

Et nous sommes à l'entière disposition des prêtres, des diacres et des responsables des paroisses et doyennés pour les conseiller, sans oublier les secrétaires qui se dévouent au service de leur communauté.

Les archives historiques

L’Église, comme toute institution, se doit de conserver ses archives, indispensables pour rester en lien avec le passé, mieux comprendre le présent et préparer l’avenir.

Un certain nombre de documents, concernant notamment les paroisses, ont été versés aux Archives Départementales du Loiret où il est facile de les consulter après autorisation écrite du Chancelier de l’évêché.

Les paroisses possèdent aussi une partie de leurs archives. Il en est de même pour les institutions religieuses ainsi que pour les établissements scolaires catholiques.

Les documents que renferment les Archives Historiques du diocèse sont variés mais l’essentiel se trouve contenu dans des dossiers dont on ne peut donner ici qu’un bref aperçu : l’organisation territoriale du diocèse ; une documentation assez abondante sur les évêques successifs, leurs contacts avec le Saint Siège, leurs mandements ; les relations interdiocésaines ; les rapports avec l’autorité civile ; la pastorale liturgique ; la formation du clergé ; l’apostolat et les oeuvres ; les religieux et les instituts séculiers; les cultes non catholiques et les sectes ; le temporel ; le monde scolaire et l’enseignement etc...

Les Archives contiennent aussi différents registres, des revues, spécialement la collection complète des Annales religieuses et littéraires du diocèse d’Orléans depuis leur création en 1863, devenues Les Annales religieuses du diocèse d’Orléans en 1891. La Vie Diocésaine a pris le relais des Annales en 1966.

Nous possédons aussi une documentation historique avec des notes d’érudits et d’assez nombreuses monographies sur des évêques ou des prêtres.

Nous possédons des photos d’évêques ou de prêtres qui, malheureusement, ne sont pas toujours datées ainsi que des photos d’évènements comme des consécrations d’évêques ou des ordinations de prêtres.

L’abbé Gaillard a établi une liste des évêques depuis les origines et celle des vicaires généraux depuis 1788.

Naturellement, Sainte Jeanne d’Arc tient une bonne place dans les Archives, spécialement avec les procès de béatification et de canonisation et les panégyriques prononcés dans la cathédrale le 8 mai. Nous avons de très nombreux panégyriques du XVe au XIXe siècle et la série complète de 1844 à nos jours.

Nous recevons par courrier postal ou électronique des demandes de renseignements auxquelles nous nous efforçons de répondre mais, si les recherches sont un peu longues, nos correspondants doivent les effectuer sur place à l’évêché. Après l’important travail de classement réalisé par Soeur Madeleine, il faudrait maintenant informatiser nos archives grâce à des bénévoles compétents et dévoués...

Consultez l'annuaire en ligne

472
Liens de menus
services, organisation diocese, chancellerie, bureau des mariages, officialite, archives, historicite, diocese, orleans, eglise, catholique