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Témoignage de Père Gilbert Bonnemort, Missionnaire du Sacré-Coeur

Je veux être missionnaire...

Père Gilbert Bonnemort

Alors que le Père Bonnemort a été envoyé en mission dans un autre diocèse, nous publions ici le témoignage de sa vocation missionnaire qu'il nous avait partagé quand il était en communauté à Orléans.

"Je veux être missionnaire." Ce désir s'enracine dans mon enfance et je ne peux dire comment ni pourquoi. Vers la fin de mon école primaire mon curé et la directrice de l'école m'ont posé la question : "Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?" "Je veux être missionnaire."
Je remercie ces deux personnes qui ont osé me poser la question, et m'ont ainsi permis d'exprimer ce qui était enfoui dans mon cœur.

Père Bonnemort en AfriqueEn ce temps-là, pour être missionnaire, il fallait entrer dans une congrégation missionnaire. Comme les Missionnaires du Sacré-Cœur venaient d'ouvrir une école apostolique près de mon village, c'est là que je suis allé.
Je ne savais pas grand-chose de la vie missionnaire, rien de la vie religieuse, pas plus des Missionnaires du Sacré-Cœur. Six années d'études secondaires, puis le noviciat et les études théologiques ont été autant de découvertes qui m'ont permis d'enraciner en moi cet appel du Seigneur et de m'engager en confiance dans toute l'espérance de ma jeunesse.

Et le moment tant attendu arriva. Quelques mois avant l'ordination sacerdotale j'avais demandé et obtenu de partir pour le Pacifique, aux Iles Gilbert (aujourd'hui Kiribati). Mais voici que peu de temps avant le grand jour, le supérieur Provincial me pose la question : "Le Sénégal a un besoin urgent de renforts. Es-tu prêt à renoncer à ton projet du Pacifique pour aller en Afrique ?" J'ai dit "oui" à cet appel.
Pendant dix-sept ans, j'ai travaillé dans des missions en brousse. Apprendre la langue, découvrir les coutumes, tisser des relations fraternelles avec les gens, chrétiens mais aussi musulmans, telle fût la trame de ces années. Deux expériences m'ont alors profondément marqué : la formation de laïcs responsables au sein de leur communauté et le catéchuménat des jeunes et des adultes. J'ai découvert au jour le jour le travail de l'Esprit dans le cœur des hommes. J'ai été évangélisé.

Père Bonnemort en AfriquePuis, nouvel appel : je suis parti pour le Zaïre (aujourd'hui Congo Démocratique). Formateur pendant neuf ans dans le cadre du noviciat, au cœur de la forêt équatoriale, j'ai redécouvert et refondé ma vie religieuse dans la vie fraternelle au quotidien avec des jeunes du Sénégal, du Cameroun, du Zaïre, du Congo, et des confrères de Belgique, d'Autriche et d'Allemagne. Expérience de l'universalité de l'Église autant que du dynamisme du charisme de ma famille religieuse. Vie de fraternité en Christ dans le souffle de l'Esprit.

Puis nouveau déracinement : le retour en Europe. À chaque étape de ma vie je me suis épanoui dans la suite du Christ et l'abandon à sa volonté. La vie religieuse apostolique est pour moi le lieu où je suis appelé à vivre en fraternité l'amour que Dieu nous manifeste d'une manière toujours nouvelle et si particulière dans le signe du Cœur transpercé de Son Fils.

Père Gilbert Bonnemort, missionnaire du Sacré-Cœur d'Issoudun à Orléans.

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