Rencontre avec Dider Adam, diacre permanent

La guérison, signe de résurrection

En savoir plus sur le Service Évangélique des Malades
Rencontre avec Dider Adam

Rencontre avec ce diacre, aumônier en 2017 du CHS Georges Daumézon de Fleury-les-Aubrais

Au CHS Georges Daumézon de Fleury-les-Aubrais, Didier Adam se met chaque jour à l’écoute des malades et des soignants qui lui rappellent combien l’amour est plus fort que la détresse.

Quelle est votre mission à l’hôpital ?

Je suis là pour que chaque patient puisse, pendant tout le temps qu’il passe au CHS, pratiquer sa religion, quelle qu’elle soit. S’il n’est pas catholique, je l’oriente vers le ministre de son culte (le rabbin, l’imam ou le pasteur), qu’il peut rencontrer dans notre local. Pour les chrétiens, et tous ceux qui le souhaitent, la chapelle de l’hôpital est un lieu de recueillement qui leur est ouvert. En tant que diacre, j’y célèbre la liturgie de la Parole chaque dimanche.

Quelles sont les attentes des malades quand ils viennent vous voir ?

Beaucoup sont de nouveaux arrivants. Lorsqu’une personne vient en hôpital psychiatrique, elle est en crise. Quelque chose de grave dans sa vie vient de se passer. Le malade a alors besoin de quelque chose pour passer ce cap. Il peut me demander un chapelet, une bénédiction, une prière. Ces gestes révèlent le besoin de se sentir protégé. D’autres demandent de recevoir le sacrement de la réconciliation. Ceux qui sont là depuis plus longtemps savent aussi que, dans ce local, ils seront écoutés. Ils viennent déposer des choses qu’ils ne peuvent pas dire ailleurs.

Qu’est-ce qui vous touche le plus dans leur démarche ?

Leur force intérieure, leur quête de Dieu. Vous savez, quand on est en soins psychiatriques, on est en situation de grande faiblesse. Les malades sont comme des errants, encombrés par des traitements très lourds qui les mettent en état second. Or, ils font malgré tout l’immense effort de se déplacer vers moi ou à la chapelle. Pour moi, c’est miraculeux de les voir arriver pour la liturgie de la Parole. Ça me fait penser à l’aveugle Bartimée, dans l’Évangile, et à tous les malades d’Israël qui ont surmonté leur fatigue pour crier vers Jésus. Alors, quand ces personnes sortent de leur pathologie, quelques fois au bout de plusieurs années, c’est comme une Résurrection…

Vous rencontrez aussi le personnel soignant…

Depuis que je suis à l’hôpital, les soignants m’émerveillent. Ils font un grand travail pour remettre leurs malades debout, ça n’est pas rien ! À travers leur service, qui me rappelle le lavement des pieds du Jeudi saint, ils sont véritablement dans le projet de Dieu. Ils sont aussi signe que l’amour est plus fort que la maladie.

Propos recueillis par Agnès de Gélis
Source : Catho 45 n°8

Et aussi sur ce thème

Avancer dans la foi

Eclairages

handicap,maladie,résurrection,santé
Témoignages
texte
diacre permanent,maladie,résurrection,santé,solidarité
guerison, hopital, aumonier, malades, resurrection, temoignage, question breve, video, catholique, diocese, orleans, foi, dieu, jesus christ, eglise, partager