Osons la rencontre !

La joie de la rencontre

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La joie de la rencontre

"Parler au Seigneur « comme un ami parle à un ami »"

Je suis membre de la Communauté de Vie Chrétienne (CVX) et j’essaye de suivre le Christ à la manière de Saint Ignace de Loyola.
J’aime cette spiritualité que j’ai découverte au MEJ (Mouvement eucharistique des jeunes). Là, j’ai appris à parler au Seigneur « comme un ami parle à un ami » et cela ne m’a plus quitté !

Je suis habituée à prendre un temps de prière le matin avec l’évangile du jour, je médite la Parole de Dieu, elle me nourrit, elle a beaucoup à me dire pour ma vie d’aujourd’hui.

Récemment, je me suis mise à pratiquer la « prière d’alliance » tous les soirs : cela consiste à relire ma journée sous le regard de Dieu. Après m’être confiée à Lui, je fais défiler ma journée et je reconnais des signes de sa présence et les raisons de rendre grâce. Je remercie le Seigneur pour tout ce qu’il a fait pour moi, pour les autres. Ensuite, je regarde mes « zones d’ombres », je reconnais que je ne suis pas toujours celle que j’aimerais être et que j’ai besoin de la miséricorde de Dieu, je m’en remets alors à Lui. Enfin, je me tourne vers demain et je Lui demande son aide pour être meilleure sur des points concrets (plus patiente par exemple).

Et je sens qu’Il me transforme de l’intérieur, qu’Il agit en moi. Je me surprends parfois à oser une parole, un geste fraternel, moi qui suis d’un naturel timide.
Pratiquer cette forme de prière me procure une grande joie, elle rend le Seigneur plus présent dans ma vie, elle me rend reconnaissante et optimiste, dans un monde où il y a tant de motifs de désespérer.

Anne de la paroisse de Fleury les Aubrais


Le chemin de Compostelle : une expérience de partage

Depuis 6 ans, nous marchons avec nos petits enfants, entre 16 et 8 ans. Ce qui prime pour eux : Découvrir, randonner dans la France rurale, vivre dans la nature, savoir lire une carte, c’est comme un jeu de piste ! Le partage tient une place privilégiée : marcher et discuter avec les cousins et nous deux, se créer des souvenirs communs.

L’autonomie et l’endurance : marcher quand il fait très chaud ou qu’il pleut, encourager celui qui n’en peut plus, marcher seul(e) en réfléchissant.. La visite des églises leur fait découvrir concrètement un patrimoine religieux et spirituel. Un petit livret adapté aux participants propose des chants, des prières. Nous avons apprécié leur enthousiasme, leur adaptabilité, leur « fraternité » toujours joyeuse et positive.

Jean-Pierre et Brigitte

"J’ai toujours eu en moi ce désir de sortir de moi..."

Après 18 années passées au Secours Catholique en tant que bénévole, j’ai choisi de laisser la place à d’autres… Mais ne pouvant m’empêcher d’aller vers les autres, je donne maintenant mon temps au sein de l’association Partage. À travers le bénévolat, je sais que je vis cette phrase de l’Évangile : « Ce que vous avez fait aux plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait ». Le mardi, je vis un temps de convivialité avec les personnes seules. J’ai accompagné des jeunes à la confirmation l’année dernière. J’ai également participé à un groupe d’Évangile à domicile avec des personnes éloignées de l’Eglise et je compte bien recommencer l’expérience. Je crois que j’ai toujours eu en moi ce désir de sortir de moi. Enfant, j’allais vers les élèves seuls et ma première amie était musulmane. Veuve depuis 25 ans, je ne veux pas rester repliée sur moi. J’ai besoin d’aller vers les autres. L’association Partage est ainsi devenue une vraie famille pour moi. »

Francine Delsault, paroissienne de Gien, grand-mère
Source : Catho 45 n°11 - janvier 2018

Pause Mamans : "à travers ces rencontres, l’Esprit Saint est à l’œuvre dans nos cœurs"

La joie de la rencontreTous les mois, je me rends à la « pause mamans » organisée par les sœurs de Saint Jean, à Saint-Jean-le-Blanc. Il s’agit d’une journée de retraite en silence, vécue avec la communauté des sœurs, où nous nous ressourçons dans la prière et l’enseignement. Mais une grande part des bienfaits de cette journée vient de la présence des sœurs, qui communiquent énormément de joie autour d’elles. Elles sont très proches de nous, on sent qu’on peut tout leur demander, comme à de vraies sœurs de sang. Elles nous accueillent telles que nous sommes, sans jugement. Par cet exemple, elles nous apprennent à nous recevoir entre mamans, même si nous sommes des mères différentes. Du coup, sans même connaître les autres mamans, on a tout de suite l’impression d’être en famille. Les rencontres commencent dans le silence, lors du repas durant lequel nous écoutons une lecture. Pendant ce moment, nous échangeons des regards de sympathie entre nous. À l’heure de la vaisselle où nous pouvons parler, il se passe quelque chose d’étrange : nous échangeons comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Je sens qu’à travers ces rencontres, l’Esprit Saint est à l’œuvre dans nos cœurs. Il nous rend proches les unes des autres.

Régine, mère de famille et grand-mère
Source : Catho 45 n°11 - janvier 2018


La fragile flamme de l'espoir

Un jour, Jacques, la cinquantaine, est arrivé au Rest’O de la Croix-Rouge en galère comme les autres, sans travail ni droit au chômage mais très autonome et disposant encore d’un domicile. Très vite nous avons découvert sa grande culture, capable de parler de littérature, musique, histoire, informatique… en s’excusant presque, se gardant d’en mettre plein la vue aux autres mais utilisant ses connaissances pour les aider.

Dès le début, il nous a étonné par sa façon d’être avec les autres, ne choisissant jamais sa table ni du même coup les trois autres personnes qui s’y trouvaient, parlant à tous, écoutant vraiment. Le temps de son passage, une ambiance très conviviale s’est installée. Nous avons appris (par les autres) que le soir, il accueillait chez lui ceux qui le souhaitaient pour cuisiner et partager les vivres remis à chacun par les Restaurants du Cœur. Sa profonde humanité, son attention à tous (accueillants compris), son écoute, son souci d’aider à retisser des liens, à entretenir « la fragile flamme de l’espoir » (selon ses mots) m’ont réellement interpelée et obligée à remettre en question ma façon d’être.

La joie de la rencontre

Jacques parlait très peu de ses problèmes et uniquement hors du Rest’O. Malgré eux et avec eux il est devenu un exemple pour moi, mes collègues salariés ou bénévoles. Il m’a aussi permis de relire mon travail et m'a fait découvrir encore plus fort, que derrière le plus détruit en apparence se cache toujours quelqu’un qui a quelque chose à me dire. Lors de mon départ à la retraite il a réussi à faire participer tous les usagers du moment à un petit album avec photos, quelques mots et signatures (Dieu sait si cela a dû être laborieux !) Il y a écrit un petit texte se terminant ainsi : « Dans les moments difficiles, nous aimerions que le souvenir de ce que vous nous avez apporté vous apaise comme un encens précieux ».

Jacques a traversé ma vie quelques mois. Je ne connais rien ou presque de sa vie mais son passage a creusé un sillon dans la mienne. Je suis certaine que pour moi et pour d’autres il a été signe.

Paule Gautier
Source : Catho 45 n°11 - janvier 2018


Importance de la patience et de l'écoute... savoir saisir les petits signes de dernière minute sur le pas de la porte

Bernadette nous raconte une rencontre qui lui a ouvert les yeux sur l'importance de sa mission au sein de l'aumônerie de l'hôpital dont elle faisait partie :

« J'entre dans la chambre d'une malade pour la visiter lorsqu'en voyant mon badge de l'aumônerie, elle refuse de me parler en me disant qu'elle n'a pas la foi. Je me retire donc mais arrivée à la porte, elle me dit : nous ne nous verrons donc plus ? Oh si, lui répondis-je, si vous le souhaitez, je viendrai bavarder avec vous. Je passe régulièrement la voir et au bout de 3 ou 4 visites, au moment où je ferme sa porte, elle me glisse : je suis allée à Lisieux. J'avais dans mon sac une image de sainte Thérèse que je lui donne. Cette sainte a magnifiquement joué son rôle de missionnaire puisqu'elle nous a permis d'aborder en profondeur la vie de cette femme qui me raconte alors qu'elle a perdu la foi lorsqu'elle s'est fait violer à l’âge de 12 ans par son frère sous les yeux consentants de sa propre mère. Elle ajoute que c'est la première fois qu'elle en parle et elle avait 95 ans ! Nous avons alors parcouru un chemin de foi extraordinaire toutes les deux, émaillé de prières profondes. Elle avait soif de Dieu ! Elle est morte dans la paix du Seigneur.

Cette expérience a été un déclencheur pour moi qui m'a permis de réaliser l'importance de la patience et de l'écoute pour attendre que les cœurs s'ouvrent. Il faut savoir saisir les petits signes de dernière minute sur le pas de la porte ».

Bernadette
Source : Catho 45 n°11 - janvier 2018


J’ai découvert une grande joie dans l’ouverture aux malades

La joie de la rencontre

Avant, je ne voulais pas aller à Lourdes. Mes parents et ma sœur y emmenaient pourtant tous les ans mon frère handicapé.

Et puis, il y a 5 ans, ce dernier m’a demandé de l’emmener à l’occasion de ses 25 ans. J’y ai donc été avec lui, au sein de l’Hospitalité Diocésaine d’Orléans (HDO). Et ce fut la révélation. J’y ai vécu une telle expérience que je ne pourrais pas ne pas y revenir tous les étés ! J’ai été profondément ému par la gratitude des malades que j’aidais, par leurs sourires. Au fur et à mesure des journées, de véritables amitiés se nouent avec ces personnes que je n’aurais jamais eu l’occasion de rencontrer ailleurs.

Je me souviens d’avoir passé une après-midi avec une amie et « sa malade », que je n’avais pas remarquée car elle était très discrète. J’ai été touché par sa grande gentillesse, et je garde le souvenir d’une super rencontre. Ces personnes, je suis heureux de les retrouver pendant l’année.

Aujourd’hui, je rends service à la HDO : j’ai aidé la secrétaire à mettre à jour la base de données, je donne un coup de main pour l’organisation du loto, etc.

Victor Pellet, ingénieur aéronautique, 25 ans
Source : Catho 45 n°11 - janvier 2018

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