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Seigneur, celui que tu aimes, est malade. (Jn, 11,3)

Visiter les malades : osons porter l’Espérance !

Visiter les malades :  osons porter l’Espérance !

"Seigneur, celui que tu aimes, est malade." Jn, 11,3

Infinie délicatesse et douceur respectueuse de l’appel de Marthe et de Marie, deux croyantes, à Jésus pour leur frère Lazare. A coup sûr ce verset est le socle de la prière de Jacqueline engagée au sein du Service Evangélique des Malades (SEM).

Jacqueline, une dame avenante et souriante, quitte résolument son petit appartement coquet pour gagner plusieurs fois par semaine la Maison de convalescence de Longuève. Dans les quatre-vingts chambres de l’établissement, résident personnes accidentées ou âgées ayant en commun la même solitude écrasante. Écoutons Jacqueline, très investie dans ce service fraternel empreint d’humanité.

"Frapper à la porte d’une chambre c’est laisser de côté les préoccupations personnelles. Visiter un malade "en faisant de soi un espace où l’autre puisse respirer sa vie", selon la belle expression de Maurice Zundel, prêtre et théologien suisse, est une démarche indispensable. Il est nécessaire de toujours s’adapter. Si le malade téléphone, je me retire et j’attends. Il est indispensable pour lui de maintenir des liens, d’être relié à l’extérieur, cela l’aide à se battre contre la maladie. De même je m’éclipse lors des soins. Soulignons la bonne entente entre personnel soignant et bénévoles ! Tous nous sommes au service des résidents souffrants. Avant tout le malade doit se sentir rejoint ici et maintenant. L’écoute sans jugement et le respect de la personne dans son altérité, avec ses silences et ses non-dits, sont les composantes essentielles de la visite. Face au mystère insondable de la souffrance nous portons humblement l’Espérance, véritable "tente à oxygène." Accompagner un malade c’est être là et partager ses angoisses, ses refus. Il faut savoir prendre du temps avec lui. Ce souci de présence lui permet de s’engager sur un chemin de détachement et d’abandon... ce qui est loin d’être évident pour chacun d’entre nous. Nous sommes de simples instruments de la Providence. J’éprouve une très grande joie à donner la communion aux malades, à leur demande, bien entendu ! L’ Eucharistie, ce "soleil de midi" illumine les visages souvent ridés, parfois ravagés par la souffrance. Nous assistons à d’authentiques métamorphoses. La personne malade participe d’une manière toute personnelle à la Passion de Jésus. Sa souffrance, loin d’être stérile, porte du fruit. Nos liens avec les familles des malades ? Un accompagnement amical dans le respect et l’écoute. Là aussi de grandes grâces se font jour et nous en sommes des témoins émerveillés. Les visages de leurs malades et leurs proches tissent ma prière quotidienne."

Oui, l’appel du Christ "j’étais malade et vous m’avez visité" résonne toujours... Quelle belle mission pour les équipes de bénévoles du SEM de le vivre dans la discrétion et la monotonie des jours !

Maïto
Source : Catho 45 n°13

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