«À semer trop peu, on récolte trop peu ;
à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,
sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement» (2 Co 9, 6-9)
Les ressources de l’Église sont au cœur des moyens de sa mission : depuis la loi de 1905, dite de séparation de l’Église et de l’État, les diocèses ne reçoivent en effet aucune subvention pour assurer leur fonctionnement. L’Église ne vit donc que des dons des fidèles.
Un constat commun à la quasi-totalité des diocèses : les dons courants des fidèles ne sont pas suffisants pour couvrir les charges courantes des diocèses et des paroisses (537 M€ versus 676 M€ : source CEF). À partir de mi-octobre, l’Église ne vit plus que de ressources exceptionnelles : à cette date, les dons des fidèles ont été épuisés (source CEF).
Le sens spirituel du don
Pourtant au-delà de l’acte de donner à l’Église pour lui permettre de continuer à vivre, le don a un sens pour chacun des baptisés que nous sommes. Il s’agit d’une démarche de gratitude, vis à vis des dons de Dieu « non pas comme un dû que j’honorerai ou une dette que je rembourserai mais comme l’expression d’une joyeuse reconnaissance », Ambroise Laurent, secrétaire général adjoint aux affaires économiques, sociales et juridiques de la CEF.

Dans notre don se dit de manière tangible quelque chose d’essentiel de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Quel que soit son montant, quelle que soit la part qu’il représente dans ce que nous allons donner, le don que nous faisons à l’Eglise est comme une signature. Il exprime notre gratitude et notre désir de partage et de témoignage.
Comment se sentir membre d’une communauté spirituelle sans participer à sa vie matérielle ?
La vie religieuse ne peut être vécue sans la participation de tous au dynamisme missionnaire pour « Faire vivre le corps du Christ » (Source Documents épiscopat, Les Ressources de l’Église, n°6 – 2021)

